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La saga Sport’été – Saison 1, épisode 9

Le 04/07/2014
L'année de tous les dangers : Rebon fait un flop... l'économique flanche !

1987, l’année de tous les dangers…

Car la réussite des organisations précédentes, mais aussi des éditions 85 et 86 de l’Eté Pongiste, a démontré que le concept était porteur d’une véritable soif technique dans le public des pongistes Français. L’ASMTT crée donc deux nouvelles structures : « Rebon », association gigogne de l’ASMTT, qui devra développer le concept sur la Lozère, et une Sarl « Eté Pongiste » pilotée par quatre actionnaires motivés pour développer le même concept sur des centres extérieurs à la Lozère. Les deux structures devant travailler ensemble de manière complémentaire. Enfin, tel était le souhait des fondateurs de l’ASMTT.

L'été pongiste adopte son logo couleurs

Les deux structures prennent leurs quartiers communs dans un bâtiment municipal (Le Ranquet), y aménagent les prémices d’un bureau, une salle de formation pour pouvoir accueillir une formation de brevets d’Etat et une salle d’analyse vidéo : un hiver complet pour les bénévoles pour retaper le rez-de-chaussée cette vieille bâtisse toujours siège actuel de l’association.

salle de formation

Pour « Rebon », c’est une réussite : près de 300 touristes viennent en Lozère sur quatre centres : Marvejols, La Canourgue, Chanac et Florac. Des investissements sont réalisés car la moitié de ces sites ne possédaient même pas de tables de Tennis de table. Un tiers des pongistes proviennent de l’Ile de France et 20% de la région Languedoc-Roussillon. « Rebon » accueille ses premiers groupes comme la 4S de Tours. Le reste des stagiaires venant de toute la France.

La 4S de Tours en stage

Des animations se font sur plusieurs sites de Lozère : mini-tables dans les Gorges du Tarn et à l’aven Armand. L’habitude de tournois hebdomadaires d’Eté commence à se prendre, au départ sur des soirées différentes dans ces différentes villes. Des aides providentielles permettent de maintenir l’équilibre financier : Fidar et MTS de la DDJS. Mais une gestion dispendieuse faite par un directeur recruté fin 1986 conduit à remettre en cause le modèle, à se séparer brutalement de ce « professionnel », et aux bénévoles à reprendre la direction des opérations. Le modèle préconisé de « professionnalisation de l’activité » prend un grand coup sur la tête, et il faudra d’une part la remobilisation du tissu bénévole, et le soutien des collectivités locales pour remettre « l’Eté Pongiste » dans l’équilibre associatif, et combattre l’amertume d’un échec partiel.

Par contre pour les centres extérieurs à la Lozère, c’est un flop : malgré des partenariats avec des clubs ou des comités départementaux, le succès n’est pas au rendez-vous dans des lieux pourtant prestigieux comme Perpignan, Agde, Villard de Lans, Jard sur Mer… Là aussi la gérante de la nouvelle société a vu trop grand, trop de matériel acheté, trop d’investissements publicitaires, trop de risques simultanés, et le suivi technique des centres est insuffisant. Les quatre actionnaires vont être floués, et vont devoir payer les pots cassés sur leurs propres deniers. Au niveau local mais aussi des lieux d’accueil, cette situation économique laissera longtemps des traces.

Et pourtant ¾ des stagiaires s’étaient déplacés en Lozère pour l’activité Tennis de Table. Dont Philippe Chomis, jeune futur breveté d'Etat qui fera la carrière que l'on connait ensuite auprès de la VGA St Maur des Fossés.

Philippe Chomis

Ce qui fin 1987, et malgré ces tristes épisodes,  conduira l’ASMTT-Eté Pongiste à relever le gant pour poursuivre l’aventure, sous la houlette de l’actuel président et d’un conseil d’administration remobilisé.